courrier pétition adressé au maire du 92

Madame, Monsieur le Maire,

Le 7 juin, les personnels du Conseil départemental des Hauts-de-Seine (CD92), réunis en Assemblée Générale, ont voté pour une journée d’action, de grève et de manifestation pour le 21 juin.

Ce jour, lors d’un rassemblement dans la cour d’honneur du Conseil départemental, une délégation des personnels, accompagnée de la CGT, a été reçue par Mme Bécart, Conseillère départementale en charge des personnels ainsi que par le Directeur Général Adjoint en charge des RH, M. Dauvé, et le Directeur Général Adjoint en charge des Solidarités, M. Vincent.

Les personnels ont alors exposés leurs revendications qui étaient les suivantes :

Moyens humains et matériels : Arrêt des suppressions de postes remplacement par anticipation de tous les postes vacants et fin du gel des postes. Nous avons besoin de lignes de téléphone qui fonctionnent, d’un réseau informatique de meilleure qualité. Dans l’attente de moyens supplémentaires pour bien fonctionner et ainsi offrir des conditions d’accueil optimum, nous avons besoin d’un renforcement de la présence d’agents de sécurité dans les services particulièrement exposés à l’agressivité d’une partie du public.

CDD :Nous demandons un moratoire contre le non renouvellement des CDD le temps de trouver des solutions opérationnelles pour assurer la continuité des  services impactés. Nous exigeons des chiffres précis sur les agents concernés et une information écrite immédiate pour chaque agent concerné. Nous revendiquons la titularisation immédiate des agents de catégorie C à chaque fois que cela est possible (quand il n’y a pas de concours nécessaire et poste vacant).

Réorganisation des services:Stop aux restructurations en cascades, aux mutualisations et aux suppressions de structures. Nous réclamons la fin des suppressions de services Espaces Départementaux d’Actions Sociales (EDAS), PMI, l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

Condition d’accueil des enfants à l’ASE :Nous demandons le maintien des foyers départementaux, garant de l’accueil d’urgence, la création d’un foyer pour adolescentes et jeunes filles ; Des moyens en personnel pour que les foyers garantissent des conditions d’accueil adaptées. Stop aux mineurs dans les Hôtels ! Nous exigeons l’égalité de traitement des enfants quelle que soit leur origine. Stop au traitement discriminatoire des Mineurs Isolés Etrangers (MIE). Au vu des difficultés découlant de la fermeture des Placements familiaux de Parmain et Rambouillet, nous demandons le maintien des Placements Familiaux de Blois et Montluçon.

 PMI :Nous demandons à ce que l’administration revienne sur sa décision de supprimer les 4,5 journées de congés liées à l’accueil, notamment pour les personnels de PMI et les administratifs des autres services du Pôle solidarités. Nous demandons également le maintien ou l’attribution de la NBI aux personnels répondant aux conditions d’attribution.

EDAS :Nous avons besoin d’une stabilisation du type de logiciel (FSL, portail des agents) et d’une simplification de la procédure administrative d’accueil des usagers et de la non limitation du temps d’entretien avec chaque usager.

Mode de concertation et de management :Les décisions sont actuellement prises sans réelle concertation cohérente entre les directions, l’administration, les cadres et les travailleurs sur le terrain : nous demandons un changement dans le mode de management brutal ; plus de vraie concertation et de communication afin d’être associé, concerté pour anticiper en interne et auprès des familles. Fin des fausses consultations (injonction à participer à des groupes dont les conclusions sont déjà écrites).

Encadrement et conditions de travail des cadres intermédiaires :Nous demandons également l’arrêt des suppressions en cascade de postes d’encadrement intermédiaire et la fin de la pratique humiliante consistant à les faire re-postuler sur leurs propres postes lorsqu’ils sont déjà en fonction, compétents et efficaces. Nous avons besoin de cadres présents en permanence sur chaque site et non courant d’un site à l’autre, et de responsables métiers et d’adjoints. Nous souhaitons que nos cadres de terrain soient entendus lorsqu’ils font remonter les besoins de leurs équipes, que leurs compétences et leur expertise soient reconnues et qu’ils ne soient plus pris dans des injonctions paradoxales à faire toujours plus avec moins, ni soumis à des pressions (comparaison de chiffres de MIE ou de dépense d’enveloppe budgétaire d’un service à l’autre.)

Budget, moyens de travailler :Arrêt du choix de la réduction des coûts qui entraine de lourdes et graves conséquences sur la politique sociale du département, et des conséquences graves sur les usagers.

Plus précisément : la révision du plafond des prix de journée fixés par le CD92 pour les Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) les lieux de vie et les séjours de rupture ; Nous demandons le plafonnement du nombre de situations par travailleur social à l’ASE et l’EDAS, qui  empêche l’articulation entre notre action  et le travail de réflexion et d’élaboration nécessaire au travail de protection de l’enfance ; le maintien du financement des prises en charge spécialisées (thérapie, orthophonie, psychomotricité…) lorsque les problématiques de l’enfant le nécessitent et qu’un organisme public ne peut le prendre en charge ; le maintien du financement des visites médiatisées dans les structures associatives spécialisées lorsque les situations le nécessitent, ces lieux étant garant d’un travail familial étayé ; l’augmentation du nombre de prises en charges dans les associations exerçant des mesures d’ Action Educative à Domicile (AEAD) et de places d’accueil modulables sur notre territoire ;le maintien du financement des colonies pour les enfants confiés à nos services qui ne peuvent bénéficier d’ hébergement dans leur famille et pour lesquels la prise en charge en famille d’accueil relais n’est pas possible du fait de leur âge, de leurs problématiques, du manque de place en Service Départemental d’Accueil Familial.

Madame, Monsieur le Maire, c’est parce que nos usagers, et donc vos citoyens, sont impactés par les piètres conditions d’accueil et de suivi assurées par les services sociaux du CD92 que nous vous adressons ce courrier.

Nous sollicitons de votre part, et de celle de votre conseil municipal, une motion de soutien interpellant Monsieur Devedjian, Président du CD92, quant à ses responsabilités dans la mise en place de la politique sociale envers les Alto-Séquanais.

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