compte rendu de la rencontre avec Mme CLAIR

Compte rendu réunion DGA Mme CLAIR 18-12-2017

Compte rendu réunion avec Mme Clair DGA Pôle Solidarité

Rencontre à la demande du syndicat CGT qui voulait porter une alerte sur les conditions de travail des agents au sein du Pole Solidarité et échanger avec Mme Clair sur les orientations du CD dans le domaine de l’action sociale.

Présents :

Mme Clair, DGA du Pole solidarité, Mme Melo en charge du suivi du dialogue social, Karim Mahmoudi, Catherine Cheriet, Gisèle Mulat, représentants du syndicat.

Lecture de la déclaration du syndicat.

Objectifs  de la DGA

Décloisonner le fonctionnement en silos des services de l’ASE, l’EDAS, La PMI et la Direction de l’autonomie, les agents ne communiquant et ne travaillant pas suffisamment ensemble, la création des pôles sociaux va dans ce sens.

Revoir les façons de travailler, alléger les processus internes, homogénéiser les outils sur tous les territoires, quant aux moyens humains, ils seront différenciés en fonction des besoins des territoires.

Le recrutement

Mme Clair répond qu’elle essaie d’être vigilante mais on ne recrutera pas autant que par le passé. Il n’est pas nécessaire d’avoir des assistantes sociales tout le temps sur les sites, cela peut être deux professionnels comme deux agents d’accueil bien formés qui peuvent maintenir un service ouvert.

Beaucoup de postes de TS sont vacants, il faut travailler avec les écoles de TS et l’IFSI en particulier. Améliorer les délais de recrutement et garder notamment les stagiaires qui ont été au CD. Mettre les nouveaux arrivants en immersion.

Il va falloir retravailler la cotation des postes d’accueil en pôle social ou en EDAS pour que ce soit plus attractif car pas de candidature en interne, 24 postes d’administratif vacants. Idem pour les postes de gestionnaire instructeur/demande RSA en EDAS, pas de postulant en interne, Mme Clair s’en étonne et ne comprend pas, alors que le poste est coté 6.1 en catégorie C. Ils vont devoir faire deux recrutements en externe.

Le CIA est très favorable aux professionnels. Personne ne perd, à la marge.

Les métiers de l’accueil

Création d’une académie de l’accueil, les métiers d’agent d’accueil sont à reconnaitre et il doivent évoluer, Mme Clair estiment que ces agents administratifs «  font trop les petites mains du TS notamment dans les services l’ASE ». Les TS ASE doivent saisir leur rapport et ne plus avoir recours à leur secrétariat. L’outil Solis ASE ne serait pas assez connu par les agents. Les métiers du secrétariat deviendront des métiers du numérique et traiteront des données informatiques. Données sur Horus. Les équipes ont de bonnes idées, Mme Clair déclare avoir passé du temps sur le terrain et avoir découvert des outils Excel excellents qu’il faut partager sur les territoires.

Délégation de service public

Pas de projet, à ce jour, de délégation de nos missions à des associations. Pas d’internalisation généralisée de l’ASLL, sauf sur certaines communes des territoires 6 et 7 car l’association ne remplissait plus la mission. Il n’est pas prévu de retirer la délégation aux associations si le travail est bien effectué et qu’on ne peut faire mieux en interne.

Concernant les lieux médiatisés, même logique, si l’association fait bien la médiation, on peut déléguer complètement, ce qui sera effectif dans les nouveaux pôles sociaux de Châtenay et de Villeneuve et ce sera, à terme, étendu sur l’ensemble du territoire.

Au sujet du Grand Paris et de la potentielle disparition du département, Mme Clair relativise en expliquant qu’un service assurera bien les missions de l’action sociale qu’il soit privé ou public et aura besoin de moyens et de gens.

ASE

Mme Clair reconnait que les STASE sont surchargés. Les transferts des MNA à un pôle dédié, la médiation familiale donnée aux associations, le décloisonnement des services va permettre d’alléger leur travail.

APA

En projet , la reconnaissance mutuelle des collègues de l’APA et des collègues de la CNAV. Lors de VAD si le GIR se situe entre 1 et 4 avec évaluation faite par la CNAV, ne relève pas de leur service ou si GIR 5 et 6 lors de VAD du CD donc pas d’ouverture de droit à l’APA, à charge pour les deux services de prendre l’information et de se la transmettre mutuellement. Moyens de travailler autrement et de mutualiser les fonctions.

EDAS :

Actuellement les EDAS ne sont pas aussi fréquentés qu’ils devraient l’être, ils ne toucheraient pas le public fragile qui n’y serait pas reçu,   Mme Clair justifie cette affirmation par les retours des usagers, des élus et de collègues et donne l’exemple des personnes en procédure d’assignation pour résiliation de bail dont seulement 50 % seraient reçus. « Ils seraient mal accompagnés car on ne va pas suffisamment les chercher, ne comprendraient pas le courrier qui leur est adressé et il faut utiliser des moyens modernes (SMS mails) pour les contacter. « Nous sommes le dernier rempart avant l’expulsion », Mme Clair reste persuadée que la préfecture a les coordonnées téléphoniques des personnes et peut nous les communiquer ce qui n’est pas le cas.

Mme Clair fait le distingo entre permanence et présence, on peut avoir une présence et pas forcément un lieu fixe. Les élus demande un lieu d’accueil or le service de proximité c’est le CCAS et pas les EDAS. Les TS des EDAS doivent aller vers l’extérieur, centres sociaux, VAD, maison de la justice et du droit, associations de parentalités, mener ou participer à des actions collectives où il y ait beaucoup de public. Etre plus en partenariat formalisé comme celui en cours avec Pole Emploi. Nos services vivent trop en monde clos, il faut capter le public par des actions.

Les délais de RDV à trois semaines sont trop éloignés, l’argumentation sur le manque de     personnels et le sous effectif chronique ne peuvent justifier qu’une personne qui se présente dans certain service ne puisse être reçue plus rapidement par un TS. L’allègement des processus internes pallierait au manque de personnel en faisant gagner du temps aux agents en poste. Cela passe par la mise en commun des documents et renseignements administratifs des personnes reçus pour tous les services au sein du Pole Solidarité : matricule CAF, le NIR et accès au répertoire national de la protection sociale. La numérisation aidera à ne plus perdre de document.

D’autre part les comptes rendus sont à faire sur Solis AST et RSA pendant les entretiens, Mme Clair donne l’exemple du médecin qui complète le dossier médical pendant la consultation. Il faut tracer les éléments et finaliser le rapport immédiatement pour avoir les informations sur Solis en temps réel et être consultable par tous.

Concernant les BRSA, environ 1000 personnes vont être réorientées vers Pole Emploi sur le T6 et T7 dans le cadre de la réorganisation des EI de ces deux territoires et la mise en place des binômes TSI et conseiller Pole emploi. Le rôle de ce dernier étant réaffirmé pour emmener ces personnes vers l’emploi et celui du TSI sur le volet social.

Les responsabilités des institutions sont identifiées dans le code, l’état doit prendre ses responsabilités/hébergement et logement. Les femmes victimes de violences ne devraient pas arriver jusque dans nos services mais vers les associations payées par le CD.

PMI

Les vaccinations seront réalisées par les infirmières ou les puéricultrices, le but étant de dégager le médecin de cette tâche et lui réserver les consultations complexes et problématiques. Pas d’obligation de médecin pour vacciner,  « cela fait cher payer du médecin et ce n’est pas sa compétence, on est le seul département à le faire ». La mise en place de ce protocole de vaccination par les infirmières permet de gagner un quart d’heure de consultation. Dissocier la consultation de la vaccination. Les infirmières font des actes médicaux, pas d’auscultation.

Le CPEF ne fait pas d’IVG médicamenteuse, ce choix du département doit s’interroger.

CST

Les CST doivent être interchangeables pour assurer des missions transversales comme la RH par exemple, valider les congés des agents, toujours dans le même objectif de décloisonnement des services, il faut retravailler les postes d’encadrement et arrêter les « silos ».

Il faut favoriser des modes de management participatif, les agents attendent les consignes mais ils peuvent être créatifs.

Conclusion

Au cours des échanges nous avons particulièrement insisté sur le manque de personnels, sur le contenu du travail social qui ne se résume pas à l’ouverture des droits administratifs des personnes reçues, sur les RPS des agents…mais peu entendus.

Mme CLAIR déclare être OK pour travailler avec les syndicats si on part du principe que l’on n’a pas des dogmes. Rencontres régulières possibles.

affaire à suivre…..

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