rencontre avec Mme CLAIR DGA du pôle solidarité

Déclaration en vue de la rencontre de la CGT avec Mme Elodie Clair DGA Pôle sol, du 18 décembre 2017.

Notre syndicat tient à profiter de cette rencontre pour vous alerter :

Les réorganisations en cascade au pôle solidarités s’enchainent et s’accélèrent. Elles sont associées à un constant redéploiement de moyens matériels et humains. Actuellement, le gel des postes, les carences en personnels, nous font franchir une ligne rouge.

Nous souhaitons très officiellement vous alerter du double risque que cela fait courir au département : celui de provoquer un drame, soit, du côté des usagers, soit du côté des agents. Les services n’ont aujourd’hui plus les moyens d’assurer correctement leurs missions ni de garantir la sécurité des personnels et des usagers.

Il manque des postes d’administratifs, de travailleurs sociaux, médico-sociaux et médicaux. Il faut aussi un encadrement de proximité en nombre suffisant ce qui n‘est actuellement pas le cas (ex : plus aucun responsable d’équipe au ST ASE2 qui n’a plus qu’un chef de territoire et son adjoint)

Nous souhaitons aujourd’hui vous demander de préciser quels sont au juste les objectifs du Conseil départemental en matière d’action sociale à long terme ? La méthode employée ne permet pas aux agents d’en avoir une lisibilité.

Le mode de management actuel des directions métiers auprès de leurs cadres de terrain est rigide, et péremptoire. Les cadres des services sont malmenés ce qui les amènent parfois à malmener leurs équipes, et souvent à partir. Leur mise en position d’insécurité, et le mépris de leur hiérarchie pour leur avis techniques les dévalorisent auprès de leurs équipes et ne leur permettent pas d’assurer sereinement leur rôle de conseiller technique et d’encadrement.

La cotation des postes, dans l’application qui en est faite au département, a également contribué au sentiment de dévalorisation des agents, au stress des équipes et à la détérioration de l’ambiance et à la baisse de l’attractivité de l’emploi dans notre collectivité.

La campagne de bienveillance, de bien-être au travail et de prévention des risques psychosociaux est totalement en contradiction avec ce que le département fait vivre aux agents au quotidien.

Enfin, allez-vous partiellement ou entièrement déléguer nos missions au privé ? Et si c’est le cas, la pression exercée sur les agents est-elle le seul moyen de mener à terme ces projets ? Notre syndicat CGT est évidemment en désaccord de fond sur cette question. La création et le maintien d’un lien avec les personnes accueillies nécessite que ces missions soient exercées par des agents publics et de façon pérenne.

L’accueil des usagers et la réponse à leur difficultés ne se réduisent pas uniquement à des locaux modernes et du matériel informatique. La compréhension des relations humaines et la capacité de créer et d’entretenir un lien avec les personnes accueillies sont essentielles à l’accomplissement de nos missions.

Notre syndicat vous demande de pourvoir le plus rapidement possible les postes manquant et de mettre en place un autre mode de management, réellement consultatif et participatif et attire votre attention sur l’urgence et la gravité de la situation.

 

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